La chapelle royale de Dreux

Chapelle royale famille d'OrléansSépulture de la famille d’Orléans.

À l’origine, Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, contraint de laisser Rambouillet à Louis XVI, son cousin, qui lui a cédé le comté de Dreux en 1775, fait transférer de l’église de Rambouillet le 25 novembre 1783 les neuf cercueils renfermant les corps de ses parents, le comte et la comtesse de Toulouse, de sa femme Marie-Félicité d’Este, princesse de Modène, de leur fils le prince de Lamballe, et de leurs cinq autres enfants morts en bas âge. Il choisit comme sépulture pour sa famille la collégiale Saint-Étienne du château de Dreux [1].

Dans la nuit du 6 au 7 mars 1793 le corps du duc, mort à Bizy le 4 mars, est transporté et inhumé clandestinement à Dreux entre le comte de Toulouse et sa femme. Le 21 novembre 1793, afin de récupérer les plombs des sépultures, le caveau est violé, les corps en sont extraits et « jetés dans une fosse profonde de six pieds » dans le cimetière des chanoines, dont l’emplacement sera plus tard reconnu par Lefebvre et Cholet, anciens serviteurs des Bourbon-Penthièvre.

En septembre 1797, quatre ans après avoir été incarcérée à la prison du Luxembourg, Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d’Orléans, fille unique du duc, est expulsée de France; le château et la collégiale, biens séquestrés depuis la mort de son père, sont confisqués au profit de la Nation et vendus le 2 avril 1798 à un marchand de bois chartrain qui démolit le toit de l’église pour en récupérer les matériaux et revend en 1801 le domaine à François Belois, maçon à Dreux, qui y demeura jusqu’en 1816.

Le 14 février 1816, la duchesse lui rachète le terrain, fait construire une chapelle par Charles-Philippe Cramail, architecte parisien, chargé dès octobre 1814 de ce projet. Il ouvre le chantier début mai 1816 à l’emplacement de la fosse commune et la 1ère pierre est posée le 19 septembre. Certains matériaux proviennent de la démolition de l’ancienne abbaye bénédictine de Coulombs, près de Nogent-le-Roi, et des ruines du château de la Ferté-Vidame.

À partir du printemps 1839, cette chapelle de style néo-gothique fut agrandie par son fils, le roi Louis-Philippe, qui en fit la nécropole de sa famille et de ses descendants, d’où le nom de « Saint-Denis des Orléans ». Le Nôtre et Victor Hugo ont narré la translation des restes de ses ancêtres le 23 avril 1844, à laquelle le roi lui-même contribua.

Source wikipédia

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