Grand Foyer de l’opéra Garnier Paris

Grand foyerLe Style second Empire

Comprenant cinq travées, le grand foyer est agrémenté de part et d’autre d’un salon. Du côté de l’avant foyer, trois larges ouvertures donnent accès aux circulations qui mènent aux galeries du grand escalier puis à la salle. Une grande baie donne accès de chaque petit salon octogonal à une rotonde : le « salon de la Lune », situé côté jardin, et le « salon du Soleil », côté cour. De part et d’autre de la porte axiale, de grands miroirs, d’une hauteur approchant les six mètres, montent à partir du parquet et des lambris. Sur l’autre face, cinq grandes portes-fenêtres en constituent les pendants et indiquent l’accès à la loggia.
Sur les murs, se trouvent vingt élégantes statues, allégories des « Qualités » indispensables aux artistes des arts lyrique et chorégraphique.

Un plafond à voussures, peint par Paul Baudry (La Roche-sur-Yon, 1828 – Paris 1886) figure les grandes étapes de l’histoire de la Musique, de la Comédie et de la Tragédie et décline plusieurs aspects de leur thématique propre.

La lyre forme, comme en de très nombreux endroits extérieurs et intérieurs de l’édifice dont la salle de spectacle, un élément décoratif de prédilection ponctuant, de manière presque systématique, différentes modénatures, chapiteaux, grilles de chauffage et même poignées de porte.

Jusqu’au XIXe siècle et comme le veut la tradition, les foyers des lieux de spectacle sont réservés à l’usage exclusif des représentants de la gent masculine. Les dames reçoivent pendant ce temps dans leur loge respective ; ceci, jusqu’au jour de l’inauguration du Palais Garnier où la reine d’Espagne désire admirer la galerie du grand foyer. Le tabou brisé, elle est aussitôt suivie de son entourage immédiat, puis des autres dames de la bonne société de l’époque qui ne souhaitent pas demeurer en reste.

À l’insu de Charles Garnier, ses collaborateurs demandent à plusieurs ouvriers de sculpter deux bustes dorés d’Apollon à son image. Ces deux œuvres figurent à hauteur du plafond. Une autre copie de la représentation en buste de l’architecte, sculptée par Carpeaux, trône au centre du grand foyer et à proximité d’une fenêtre donnant sur la perspective de l’avenue de l’Opéra.

En 1928, un regrettable incendie prive le grand foyer de ses rideaux et tentures de couleur or ; ceux-ci n’ont pu être rétablis qu’à l’occasion d’une restauration intégrale de la galerie, achevée en 2004.

Source: Wikipédia

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